



Qui est le maître ? Qui manipule l’un et qui dresse l’autre ? Rémy Cattelain a eu beau tourner ces questions en dessins, force est de constater qu’il n’a pas trouvé les réponses.Alors en vous délectant des facéties imaginées par cet ami des bêtes, vous aurez sans doute une idée pour vous forger une opinion et peut-être même lui donner une explication.Mais on vous prévient : rien n’est moins sûr. Ah si, on est au moins certains d’une chose : vous allez rire !
Ruby est une jeune fille imaginative et enthousiaste… Elle nous invite à visiter son salon de toilettage / bien-être / médecine douce / onglerie pour animaux — véritable arche de Noé new age 2.0. Avec sa start-up farfelue et un peu too much, elle aspire, avec une naïveté touchante, à un monde meilleur. Avec son dessin tout rond et bien frais, Mona Granjon nous immerge dans un univers foufou où règne une absolue bienveillance. Pourtant, à la fin du récit, le microcosme tout doux de Ruby se confronte à la dure réalité du monde moderne. Mais qu’à cela ne tienne : le positivisme et l’énergie de Ruby et de son attachante tribu l’emporteront sur les idées noires !
Cette bande dessinée nous plonge dans l’intimité du grand âge, entre mémoire paysanne, stratégies d’adaptation au vieillissement, et sentiment d’appartenance à un lieu rude mais familier. Lily, ancienne institutrice, écrit ses pensées sur la vieillesse ; Louise évoque les parcours migratoires oubliés ; Berthe, aidante de son mari, oscille entre charge mentale et sentiment de liberté retrouvée. La narration de leur quotidien met en scène la nécessité de l’entraide et les efforts déployés pour rester vivre chez soi malgré l’éloignement des services, la solitude quand la famille n’est pas proche, la peur de tomber dans des rues sans trottoirs, mais aussi la beauté persistante du paysage. Cette bande dessinée aborde des sujets tels que la dignité, les contraintes du maintien à domicile, le poids des solidarités portées par les femmes et l’importance du sentiment d’appartenance. Pensée comme un outil de restitution et de vulgarisation, cette bande dessinée ouvre un espace de débat sur les enjeux du vieillissement, du care, de l’âgisme, et sur la manière dont nous voulons vieillir.