




Nous sommes en 1930 dans l'atelier de Picasso de la rue de la Boétie. Arrive Éluard, radieux. Dali dîne enfin avec sa femme, Gala. « Éluard n'est pas jaloux ? ? Non. », répond le poète. Picasso est sidéré et met en garde son ami : pour lui, Salvador Dali, du haut de ses 25 ans, est un drôle de coco, vieux et jeune à la fois, un peintre au talent sidérant, à l'intelligence vrombissante, prêt à tout... Et Picasso de croquer Dali en chat Mephisto, un chat qui prend vie, se frotte aux jambes d'une Gala qui se baisse et le caresse, et le chat aussitôt de l'emmener avec lui dans son passé, sa jeunesse, et pour commencer à Figueras, ville de Catalogne.
Alfred livre plusieurs fragments de sa vie où se recoupent ses thèmes de prédilection, l'Italie, l'enfance et son rapport au dessin et au théâtre. Chacune de ces histoires présentent un de ces moments de micro-bascule dont l'impact sur notre trajectoire devient tangible parfois trente ans plus tard. Une rencontre, une phrase dite dans l'enfance, une peur qu'on se trimballe encore adulte...
Les parents de Zara possèdent un magasin pour artistes. C'est là qu'elle découvre sa passion pour la peinture. Mais rien n'arrête sa fougue créatrice et ses dessins se poursuivent immanquablement au-delà de sa feuille, sur les tables, sur les murs... au désespoir de ses parents qui placent les tubes de couleur en hauteur et interdisent à Zara d'y toucher avant d'être assez grande pour les atteindre.