




Alfred livre plusieurs fragments de sa vie où se recoupent ses thèmes de prédilection, l'Italie, l'enfance et son rapport au dessin et au théâtre. Chacune de ces histoires présentent un de ces moments de micro-bascule dont l'impact sur notre trajectoire devient tangible parfois trente ans plus tard. Une rencontre, une phrase dite dans l'enfance, une peur qu'on se trimballe encore adulte...
Nous sommes en 1930 dans l'atelier de Picasso de la rue de la Boétie. Arrive Éluard, radieux. Dali dîne enfin avec sa femme, Gala. « Éluard n'est pas jaloux ? ? Non. », répond le poète. Picasso est sidéré et met en garde son ami : pour lui, Salvador Dali, du haut de ses 25 ans, est un drôle de coco, vieux et jeune à la fois, un peintre au talent sidérant, à l'intelligence vrombissante, prêt à tout... Et Picasso de croquer Dali en chat Mephisto, un chat qui prend vie, se frotte aux jambes d'une Gala qui se baisse et le caresse, et le chat aussitôt de l'emmener avec lui dans son passé, sa jeunesse, et pour commencer à Figueras, ville de Catalogne.
Mon grand-père ce héros !Babi Maklouf a passé son enfance en Algérie, avant d’embarquer pour le pays de la liberté et des droits de l’homme à la fin des années 30. Fasciné par la France, le jeune homme pose ses valises avec femme et enfants à Paris et trouve bientôt un emploi pour le moins surprenant : gardien de nuit au musée du Louvre ! Le voilà entouré des plus grands chefs-d’œuvre de l’Histoire et côtoyant Delacroix, De Vinci et autre Géricault ! Mais quand, en juin 1940, l’armée allemande arrive aux portes de Paris, il faut vite mettre à l’abri tous ces tableaux de maîtres au risque de les voir tomber entre les mains de l’envahisseur. Choisi pour être l’un des conducteurs de ces précieux camions, Babi accepte de sauver ce patrimoine inestimable à une condition : que sa famille l’accompagne. Commence alors un périlleux voyage à travers un pays occupé où la peur et la désolation ne sont jamais loin. Déterminé, Babi va faire preuve d’un courage simple et d’un optimisme à toute épreuve pour servir la France à sa manière et protéger sa famille…« Imaginez le grand-père parfait et vous verrez apparaître devant vos yeux, Babi » c’est par ces mots que commence l’incroyable histoire vraie de Babi Maklouf à travers laquelle, le réalisateur Élie Chouraqui rend un vibrant hommage à son propre grand-père. Le dessin harmonieux aux couleurs chaleureuses de Letizia Depedri, qui signe là sa première bande dessinée, magnifie cet émouvant récit de voyage où résonne le courage d’un homme et son amour pour la France.