



Remington et Grany sont deux frères de la famille Smisse, la plus célèbre lignée des Roublards. Comme deux bons Smisse qui se respectent, ils volent sans vergogne tout ce qui peut leur tomber sous la main ! Si Grany est du genre à frapper avant de réfléchir, Remington est plus fin. Et même… sacrément malin ! Le vol est un art, une prouesse, qui ne tolère pas la moindre erreur d’appréciation. Plus le butin est protégé, plus notre ami est désireux de relever le défi. Peut-être une manière de trouver la reconnaissance de ses pairs… ou de son père !
Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.