Résumé de l'album
Courts et longs récits publiés à l'origine, courant des années 50, dans le périodique Bonnes Soirées.
Courts et longs récits publiés à l'origine, courant des années 50, dans le périodique Bonnes Soirées.
Comme chaque année, ignorant toujours le vrai métier de son fils, Mary Solomon réclame une simple rose pour son anniversaire, mais pas n'importe laquelle : une de ces délicates roses blanches que son ami fleuriste vend désormais à la sauvette dans une proche station de métro. Mère et fils arrivent ensemble sur place, mais tandis que le "pasteur" Soda négocie avec le vieux vendeur l'achat de tout son stock de roses, Mary a l'attention attirée par un personnage sombre, à la physionomie vaguement orientale, porteur d'un sac à dos. Ce dernier a, par inadvertance, laissé tomber une enveloppe contenant une importante somme que Mary, s'éloignant de son fils pour trottiner dans la foule des navetteurs, tente de lui estituer. Mary est cardiaque, pas bien agile, mais au bout d'une ou deux minutes, elle parvient néanmoins à interpeler timidement l'inquiétant personnage. Dissimulant mal sa surprise, il s'empresse de s'éloigner avec l'enveloppe... avant de se raviser...
Jones est élève officier à l'école de la Navy de Patuxent River où elle doit réussir les dures épreuves de l'entraînement au pilotage de plusieurs types d'appareils volants, ainsi que le rigoureux apprentissage des techniques de close-combat dont on sait qu'elle deviendra experte, mais dont on découvrira la difficulté. En parallèle, son frère Marcus s'est évadé d'un pénitencier en compagnie de deux dangereux activistes amérindiens ; il accompagne ces derniers qui viennent de s'emparer de l'îlot d'Alcatraz et défient les autorités américaines en exigeant l'obtention de Droits Civiques. Ils ont pris en otage une centaine de sympathisants naïfs venus apporter leur soutien à la cause indienne et introduit un véritable arsenal sur Alcatraz et sont prêts à déclencher un bain de sang pour parvenir à leurs fins... De quoi provoquer une intervention des « Spads » du général Ben Carrington, qui se trouve être le tuteur d'une certaine sous-lieutenant bien connue des lecteurs de XIII... Entre la jeunesse de Jones, retracée dans Little Jones, et ses faits d'armes racontés dans la série de Van Hamme et Vance, il restait des zones d'ombre à explorer dans sa vie mouvementée. Il fallait bien une trilogie, signée par Yann et Taduc, pour lever le voile sur le destin de cette femme pas comme les autres...
En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous. À la manière d'un Goossens ou d'un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait. Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte... Reuzé n'épargne rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Côté dessin, il singe la BD contemporaine qui n'hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l'aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !