







La nuit, rien n'est pareil. La réalité s'efface pour laisser place à l'imagination. En journée, les jardins de Kensington, à Londres, sont envahis par les humains. À la nuit tombée, ils deviennent le territoire du merveilleux... La petite Maimie Mannering, six ans, s'est perdue dans ce parc immense après la fermeture des portes. Elle croise la route de fées qui menacent de « manger ses petits doigts », puis elle fait la connaissance d'un certain Peter Pan. Un drôle de garçon, ce Peter. Capable de voler, il parle à Maimie d'un « pays imaginaire, une île où les enfants ne grandissent pas ». Maimie voudrait bien rentrer chez elle. Mais Peter aimerait qu'elle reste avec lui pour s'amuser. Ensemble, ils vont rencontrer la Reine des fées et tenter de résoudre une énigme improbable qui permettra à Maimie de trouver la sortie du parc, avant que le jour ne se lève et qu'elle ne reste coincée dans le parc... à jamais ! Avant de mettre en scène Peter Pan dans une pièce de théâtre, en 1904, puis dans le roman Peter and Wendy paru en 1911, James Matthew Barrie lui a donné naissance en 1902 dans un autre roman, Le Petit Oiseau Blanc. José-Luis Munuera adapte ce texte jusqu'alors oublié, en proposant une vision du personnage à la fois personnelle et fidèle à l'oeuvre de l'écrivain.
Février 1930. Dans un atelier d'artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s'appelait Marie Baron. Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l'extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte. Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ? A priori, aucun. Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres. Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire. Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l'ambiance se tend encore plus. Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas... Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s'emparent de l'un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.
Alors que la bataille attendue depuis des semaines est annoncée pour demain, le jeune Henry Fleming, un volontaire de 18 ans engagé dans l'infanterie nordiste, est rattrapé par le doute. Il se remémore sa dernière discussion avec sa mère, qui désapprouvait sa décision. Il partage également ses craintes avec son camarade de chambrée, Jim Conklin. Ce solide Gaillard le rassure en répondant qu'il pourrait lui aussi fuir le champ de bataille si d'autres compagnons d'armes en faisaient de même. Alors le lendemain, lorsque le combat éclate dans les plaines de Virginie, que plusieurs soldats désertent le combat et que la défaite semble certaine, Henry ne sait que faire. Après le succès de Cinq branches de coton noir, Steve Cuzor continue d'explorer les grands motifs de la mythologie américaine. En adaptant librement le monument de la littérature américaine, The Red Badge of Courage de Stephen Crane, il s'attarde plus particulièrement à déconstruire la notion d'héroïsme.