








Album après album de la plus longue série de Romain Hugault je ne m’explique pas le succès d’Angel wings dont le niveau général reste très en deçà des précédentes collaborations du duo. Si les intrigues de guerre du premier cycle se tenaient avec un personnage de femme déterminée, le concept (...) Voir le commentaire
Cet album suit la tournée de Maryline en Corée, des dessins toujours superbes mais le scénario aurait gagné à être un peu plus étoffé. Une lecture néanmoins agréable cet album se lit un peu trop vite.
On est dans Angel Wings et la série ne saurait se tromper sur la qualité des reproductions aéronautiques. La justesse du trait de Hugault est époustouflante. Et au service de Marilyn, magnifiée ici dans cette épisode connu de la guerre de Corée et probablement un peu romancé par les auteurs. (...) Voir le commentaire
Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : « les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail ». Mattéo et son ami Paulin « en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix ». Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'âge de trois ans, elle est considérée par « eux » comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n'avait pas envie d'être charitable » pensait qu'elle « faisait juste partie des meubles ». En août 1914, quand éclate la guerre, cette « saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses », le destin de Mattéo bascule. Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers.
Le quotidien belge « Le Soir » se veut particulièrement proche de la bande dessinée. Après des albums inédits de Gaston et de Tintin en format italien qui se trouvent aujourd’hui être de véritables petits bijoux de collection. C’est au tour des célèbres célibataires britanniques « Blake et Mortimer » de faire l’objet d’un tirage particulier à l’occasion de la sortie du ''Sanctuaire du Gondwana'' dernier né du tandem Sente/Juillard. Les Sarcophages de l'empereur Açoka Dans le cadre du 50e anniversaire de l'Expo 58, Yves Sente et André Juillard ont réservé une autre surprise aux lecteurs du Soir avec Les Sarcophages d'Açoka, un collector de 128 pages reprenant une version alternative de la saga . Les deux tomes des ''Sarcophages du 6e continent'' et le nouvel épisode du ''Sanctuaire du Gondwana'' ont été, en partie, réécrits et redessinés dans un format carré inédit. 111 pages de bande dessinée, augmentées d'un dossier sur l'imagerie de l'Expo 58. Des photos rares des Archives du Soir éclairent la fidélité des cases d'André Juillard à la tradition jacobsienne de l'authenticité du détail. Aux travers de découvertes scientifiques, les enjeux stratégiques, les discours sur le progrès ou la décolonisation entendus à l'Exposition universelle sous l’œil bien veillant de l’Atomium, le scénario d'Yves Sente dévoile, au-delà d'une créativité remarquable, combien la fiction tire sa force narrative du réalisme documentaire. Cet ouvrage exceptionnel à tirage limité et numéroté est disponible chez votre marchand de journaux au prix de 14,99 €, remis en échange d’un bon découpé dans « Le Soir » du 28 mars 2008.
L'incroyable histoire vraie de l'arme la plus effroyable jamais créée.Le 6 août 1945, une bombe atomique ravage Hiroshima. Des dizaines de milliers de personnes sont instantanément pulvérisées. Et le monde entier découvre, horrifié, l'existence de la bombe atomique, première arme de destruction massive. Mais dans quel contexte, comment et par qui cet instrument de mort a-t-il pu être développé ?Véritable saga de 450 pages, ce roman graphique raconte les coulisses et les personnages-clés de cet événement historique qui, en 2020, commémore son 75e anniversaire. Des mines d'uranium du Katanga jusqu'au Japon, en passant par l'Allemagne, la Norvège, l'URSS et le Nouveau-Mexique, c'est une succession de faits incroyables mais vrais qui se sont ainsi déroulés.Tous ceux-ci sont ici racontés à hauteur d'hommes : qu'ils soient décideurs politiques (Roosevelt, Truman), scientifiques passés à la postérité (Einstein, Oppenheimer, Fermi...) ou acteurs majeurs demeurés méconnus, tels Leó Szilàrd (le personnage principal de cet album, un scientifique qui remua ciel et terre pour que les USA développent la bombe, puis fit l'impossible pour qu'ils ne l'utilisent jamais), Ebb Cade (un ouvrier afro-américain auquel on injecta à son insu du plutonium pour en étudier l'effet sur la santé) ou Leslie Groves (le général qui dirigea d'une main de fer le Projet Manhattan) sans oublier, bien sûr, les habitants et la ville d'Hiroshima, reconstituée dans La Bombe de manière authentique.Extrêmement documenté mais avant tout passionnant, comparable en cela à la série TV Chernobyl, cet ouvrage s'impose déjà comme le livre de référence sur l'histoire de la bombe atomique.