

Ils sont six que rien ne rapproche. Simon est prof et il doute. Son métier doit-il se résumer à inscrire des notes sur des bulletins ? Diane cherche à se reconstruire après une opération, à se sentir femme sans se sentir regardée. Nicole agite sa retraite à militer, même si sa fille ne veut plus lui parler. Vieux et usé, Pierre s'emmerde chez lui. Jill est une ado. Elle hésite entre garçons et filles... et elle envie Hugo qui ? lui ? sait, mais sans succès. Rien ne les rapproche sauf le rivage partagé avec une faune intriguée, qui observe ces gens empêtrés dans leurs drames, grands ou petits mais si typiquement humains. Chronique sensible, "Nos rives partagées" narre des existences pas si ordinaires et qui ressemblent aux nôtres. Car même quand le tragique rôde, la vie peut être belle.
Le plateau du Larzac a été au coeur d'une lutte qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes à partir de 1971. Tout a débuté lors de l'annonce de l'extension du camp militaire situé sur le plateau. Menacés d'expropriation, les agriculteurs s'engagèrent dans un combat qui, durant une décennie, mobilisa autour d'eux un large et hétéroclite mouvement, dynamisé par les comités sur tout le territoire. À travers cette lutte paysanne, le Larzac reste encore aujourd'hui un symbole de résistance, de mobilisation pour la défense de l'environnement, de l'aménagement du territoire et tout simplement du monde rural.
Dans ce petit livre, qui a donné lieu à une pièce de théâtre et à un court métrage, Lewis Trondheim multiplie les rebondissements avec une aisance inégalée. Le scénario le plus rocambolesque qui soit en 24 pages.