

Un album que j’ai beaucoup aimé, le dessin de Mirion est très expressif et l’histoire est bien écrite. Une histoire un peu différente de toutes celles qu’on peux lire sur le sujet je trouves. En bref je conseille !!
Priscilla Layne, professeure d'allemand afro-américaine aux origines caribéennes, s'est longtemps vue considérée comme une « Oreo » : jugée trop proche des Blancs par ses camarades noires, elle était également rejetée par les Blancs qui ne la voyaient pas comme l'une des leurs. C'est son histoire qui nous est transmise, depuis sa petite enfance marquée par les discriminations sexuelles, raciales et sociales, son adolescence rebelle où elle décide de se faire skinhead, de gauche, pour devenir une rude girl, jusqu'à ses études à l'étranger et ses choix professionnels. Mais Birgit Weyhe s'étant vue accusée d'appropriation culturelle lors d'un colloque dans une université américaine, elle est prise de doutes lorsqu'elle décide de consacrer une bande dessinée à Priscilla Layne. Ainsi le récit de cette trajectoire hors du commun se double-t-il d'une véritable mise en abyme du travail de création, car l'artiste, interpelée par son personnage principal, est amenée à s'interroger sur le moindre de ses choix, narratif ou esthétique. En résulte un ouvrage unique, qui mêle questions de classe, de race et de genre, et offre une réflexion puissante sur la place et les devoirs de l'artiste lorsqu'il ou elle s'empare de la trajectoire de personnages réels.
La fin de l’innocence. Nous sommes en 1971. Diane a 12 ans et habite à la campagne avec sa mère. C’est une jeune fille fascinée par le monument aux morts du village qu’elle observe chaque jour depuis sa chambre… Harcelée à l’école, elle passe le plus clair de son temps à s’occuper toute seule jusqu’au jour où elle fait la rencontre d’un spectre. C’est Hadrien, son arrière-grand-père, un soldat de la Grande Guerre, mort pour la France en 1917 ! Diane est ravie d’avoir un ami, mais pour pouvoir reprendre forme Hadrien aura besoin de son aide … Enthousiaste, elle décide d’aider son bisaïeul à trouver le salut en recherchant la trace du soldat responsable de sa mort. Mais au fil des visites qui se succèdent, la santé de Diane se fragilise tandis qu’Hadrien semble récupérer toute sa force… Un jour, en allant voir Rose, sa grand-mère hémiplégique à l’hôpital Diane lui annonce qu’elle échange avec Hadrien. Mais Rose réagit très mal à cette nouvelle, ce qui perturbe Diane qui continue de perdre son énergie vitale au contact de cet ancêtre. Un camarade de classe pourra peut-être lui faire une confidence capitale… Confuse, Diane se tourne vers sa mère. Mais pourra-t-elle vraiment y trouver une consolation ? Qui Laisse passer la lumière nous parle de la confiance entre enfant et adulte. S’appuyant sur un style graphique remarquable, le scénario nous interpelle tant sur le pouvoir libérateur de la parole et les secrets de famille que sur la résonance que peut avoir la tragédie d’une guerre sur les générations suivantes et les relations de confiance. Une lecture éclairée et pertinente.
Comme vous le savez, le couple parfait n’existe pas. C’est même une notion qui varie considérablement d’une personne à l’autre. Un couple parfait est souvent considéré comme une relation où les partenaires partagent un lien émotionnel fort et des objectifs similaires : une communication ouverte et honnête, la confiance, le respect, des valeurs communes, du temps de qualité et bien sûr, le compromis. Mais la perfection est un idéal... Tous les couples connaissent des hauts et des bas, et ce qui fonctionne pour un couple peut ne pas fonctionner pour un autre. La clé est de trouver un équilibre qui contribue à une relation épanouissante et saine. Aurélie William Levaux réfléchit depuis toujours au sentiment amoureux et à la notion de couple en particulier. Avec Duettiste et ses saynètes du quotidien, elle continue de chercher à percer le secret de l’art d’aimer. Aurélie William Levaux : "Je ne sais pas si je peux définir l’amour, je peux le ressentir, le perdre, le chercher, le partager, m’en enchanter, mais c’est surtout de relation avec l’autre dont j’ai besoin de parler ou qui m’intéresse, de ce qu’il y a autour, dedans, ce terme d’amour, parce que ce sentiment est si mouvant, différent d’un contexte à un autre, d’un âge à un autre, d’une personne à une autre, que ça serait bizarre d’en avoir une idée figée. Bref, c’est le rapport à ce qui n’est pas soi qui me branche et toutes les difficultés ou absurdités, qui font grandir, marrer ou régresser, rencontrées que j’observe."