Un album que j’ai beaucoup aimé, le dessin de Mirion est très expressif et l’histoire est bien écrite. Une histoire un peu différente de toutes celles qu’on peux lire sur le sujet je trouves. En bref je conseille !!


Un album que j’ai beaucoup aimé, le dessin de Mirion est très expressif et l’histoire est bien écrite. Une histoire un peu différente de toutes celles qu’on peux lire sur le sujet je trouves. En bref je conseille !!
Portofino, un soir de juillet, une fête de mariage touche à sa fin. Lucrezia, jeune épouse, fait la connaissance d’Agnès. Au bar d’un hôtel feutré, les deux femmes sympathisent, l’atmosphère est propice aux confidences. Agnès partage son drame : sous l’emprise d’un manipulateur, elle a tout perdu.Quand Agnès le rencontre, « Skipper » a tout pour plaire et leur idylle naissante ressemble à un conte de fées. Mais de menus détails révèlent progressivement une autre facette de sa personnalité. Qui est vraiment Skipper ? Quand elle finit par comprendre, il est déjà trop tard. Elle n’a pas été sa première proie et ne sera pas la dernière…
Clémence est en colère. Une colère si forte, si envahissante qu'elle l'empêche de vivre. Sentant qu'un point de non retor est atteint, elle rejoint un groupe de parole qui réunit des femmes ayant elles aussi subi des violences sexuelles. 15 semaines, 15 séances de travail durant lesquelles, ensemble elles vont se livrer, s'aider. Auprès d'elles, grace à elles, Clémence va chercher (et trouver !) le moyen de faire autre chose de cette colère. Comme toujours, Mirion Malle nous entraîne au plus près de son héroïne et de ses émotions. C'est avec Clémence que se clôt le cycle initié par Mirion Malle avec C'est comme ça que je disparais (2020), suivi de Adieu triste amour (2022). 3 romans graphiques qui abordent avec force et sensibilité la guérison, la sororité, le soutien, l'écoute.
Priscilla Layne, professeure d'allemand afro-américaine aux origines caribéennes, s'est longtemps vue considérée comme une « Oreo » : jugée trop proche des Blancs par ses camarades noires, elle était également rejetée par les Blancs qui ne la voyaient pas comme l'une des leurs. C'est son histoire qui nous est transmise, depuis sa petite enfance marquée par les discriminations sexuelles, raciales et sociales, son adolescence rebelle où elle décide de se faire skinhead, de gauche, pour devenir une rude girl, jusqu'à ses études à l'étranger et ses choix professionnels. Mais Birgit Weyhe s'étant vue accusée d'appropriation culturelle lors d'un colloque dans une université américaine, elle est prise de doutes lorsqu'elle décide de consacrer une bande dessinée à Priscilla Layne. Ainsi le récit de cette trajectoire hors du commun se double-t-il d'une véritable mise en abyme du travail de création, car l'artiste, interpelée par son personnage principal, est amenée à s'interroger sur le moindre de ses choix, narratif ou esthétique. En résulte un ouvrage unique, qui mêle questions de classe, de race et de genre, et offre une réflexion puissante sur la place et les devoirs de l'artiste lorsqu'il ou elle s'empare de la trajectoire de personnages réels.