
"on m'appelle soda, mais mon vrai nom, c'est solomon. David elliot hanneth solomon. si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à new york, il n'y a pas de policiers, juste des flics. de toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur... depuis l'an dernier, elle habite avec moi ; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. c'est pas plus mal : les types que j'arrête sont parfois un peu morts..."
Blacksad est une série culte qui met en scène un chat détective dans un univers anthropomorphique. Déjà riche de 6 tomes, Blacksad se déroule dans les États-Unis des années 1950, dans une ambiance qui évoque le roman noir de la littérature américaine. Transfigurée par le dessin et les couleurs sublimes de Juanjo Guarnido, d'une maestria époustouflante, Blacksad trouve également sa force dans la qualité de ses histoires, finement ciselées par Juan Diaz Canales. Le polar a sa griffe !
Né en 1978 d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d'abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d'être nommé professeur. Issu d'un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n'aide pas...), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n'a qu'une idée en tête : que son fils Riad aille à l'école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.