







Au XVIIIème siècle, la Nouvelle France sert de terre d'exil à tous les proscrits fuyant l'Europe. Benjamin Graindal doit échapper à la police royale et, pour sauver sa vie, s'enfonce dans cette terre immense et inconnue. A l'instar des maîtres du roman d'aventures, Jean-François Charles dresse le portrait chaleureux de personnages hors du commun, campe de somptueux décors, et reconstitue avec un soin méticuleux du détail les plus célèbres batailles. A partir du septième tome, il se concentre sur le scénario pour confier le dessin à Ersel qui a su conserver toute la verve et la force évocatrice de ce récit.
Il s'appelle Louis-Charles Bouteloup. Fraîchement diplômé de la Faculté de Médecine, il se retrouve en première ligne, à Fleury, en décembre 1915. Il commande une ambulance hippomobile, surnommée l'As de Pique parce qu'elle est connue aussi bien pour le courage de ses infirmiers, que pour leur manque de soumission au Règlement. Bouteloup est un nom qui compte en politique, car le baron Horace, père de Louis, est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l'élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau. Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu'à la rébellion.
Mai 1958. Alger s'embrase contre un nouveau gouvernement qui, à Paris, semble prêt à dialoguer avec les indépendantistes. Des milliers de colons se soulèvent, obligeant l'armée et ses généraux à choisir leur camp : rester loyaux à l'état ou à l'Algérie française, dernier vestige du grand empire colonial Français. Dépassés et galvanisés par la situation, les généraux s'embarquent dans un coup d'état qui devient rapidement incontrôlable... Et si seul un vieil homme à la retraite, le " dernier héros français ", était capable d'arrêter cette machine folle et éviter une guerre civile ? Ce vaudeville politico-militaire donnera les clés du pouvoir à de Gaulle et sa Ve République... car juré-craché, " le Général " l'a promis à toutes et à tous : cette fois, il les a compris.