

Depuis la maison close qu'elle gère d'une main de fer, Anne Bonny, ancienne pirate des mers du Sud, revient sur sa vie aventureuse... avant que la Mort ne la rattrape. Née bâtarde et pauvre en Irlande, la petite Anne était destinée à garder les vaches. C'était sans compter son courage, et un petit coup de pouce du destin. De l'Irlande au Nouveau Monde, des champs aux bateaux pirates, Anne Bonny défiera toutes les conventions et les autorités, à la poursuite de la liberté... et de l'amour, avec le pirate Jack Rackham. Une épopée pirate au féminin portée par un puissant souffle romanesque !
Le projet de Wilfrid Lupano, dont le talent n’est plus à démontrer (Alim le tanneur, Les vieux fourneaux, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, …), est de chroniquer l’insurrection parisienne du printemps 1871. Sa vision n’est pas généraliste comme celle de Jacques Tardi avec Le Cri du peuple. Il s’attache plus particulièrement à narrer l’implication des femmes dans la Commune, d’où le titre de la série. Chaque album est indépendant des autres et raconte un parcours individuel.
En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté.