

Par un beau temps d'hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L'un a le geste et la parole assurés. L'autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s'étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu'ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s'interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d'édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun. Au bout du compte, l'un et l'autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin? Meilleur Livre du Vin de l'Année, Gourmand Awards 2012. Prix de la Réciprocité 2012. Sélection officielle 2012 du Festival international de bande dessinée d'Angoulême. Prix de la librairie Univers Bd de Caen "Meilleur album de l'année" CoinBD d'Argent 2012 (vote des internautes). Sélection pour le prix Bédéis Causa 2012, Festival de la bande dessinée francophone de Québec. Sélection pour le Prix des libraires de bande dessinée 2012. Prix régional de la bande dessinée des Comités d'entreprise 2012 (Cezam Bretagne). Prix du Clos-de-Vougeot, salon Livres en Vignes 2012.
Au terme d'une vie passée à voler, tromper et tuer, Kriss de Valnor meurt dans un acte de bravoure et de bonté. Les Walkyries ne savent quel destin lui réserver : le Walhalla, paradis des guerriers, ou l'errance éternelle dans les brumes glaciales du Niflheim ? La farouche combattante doit maintenant plaider sa cause devant la déesse Freyja. Pour cela, il lui faut se souvenir de l'enfant qu'elle était, des premiers coups subis. et rendus ! C'est une histoire dure que nous content Yves Sente et Giulio De Vita, lequel honore avec maestria le privilège d'être le premier dessinateur invité dans Les Mondes de Thorgal. Son talent pour les décors confère d'emblée une dimension mythique à ce récit qui nous ouvre les portes d'Asgard. Superbement servi par un découpage bien pensé, donnant au lecteur autant de respirations que de pépites graphiques, le dessinateur de Wisher a toute latitude pour nous offrir de véritables tableaux. Son autre grande force réside dans l'émotion qu'il sait faire exprimer par les visages. Les sentiments sont en effet au coeur de ce récit ambigu qui voit le narrateur se faire l'avocat de la belle amazone, au dossier si lourd, mais tellement émouvante. Puisqu'il a choisi le procès comme fil conducteur de ce diptyque, le scénariste interroge directement la notion de Justice. Une enfance digne des romans de Zola peut-elle excuser une inextinguible soif de sang ? Doit-on condamner le passé ou choisir de donner une chance à l'avenir ? Autant de questions auxquelles Freyja doit maintenant répondre, laissant le lecteur suspendu à son verdict. Kriss de Valnor dans la série Thorgal À tout seigneur, tout honneur ! Si Kriss de Valnor n'a que brièvement été reine dans les pages de la série, elle n'en reste pas moins souveraine dans le coeur des centaines de milliers de lecteurs de Thorgal. Retour sur le parcours d'un des personnages les plus ambigus, et les plus beaux, de la bande dessinée... Lorsque Thorgal et ses compagnons rencontrent Kriss de Valnor pour la première fois, la belle jeune femme est en bien mauvaise posture, prisonnière de brigands qui n'ont pas hésité à abuser d'elle. Une fois délivrée, elle prouve sur-le-champ qu'elle n'a rien d'une demoiselle en détresse, exécutant froidement ses ravisseurs ! Elle participe ensuite au côté de Thorgal, à un concours de tir à l'arc où elle préfère dérober le prix, causant la perte de son seul ami. Kriss est ainsi faite : en dépit des sentiments qu'elle éprouve pour Thorgal, elle est avant tout individualiste, manipulatrice. Blessée par les hommes à maintes reprises, elle ne leur accorde aucune confiance et ne laisse jamais ses émotions barrer la route de ses ambitions. Sa seule peur est de vieillir et de perdre ses charmes, une arme encore bien plus redoutable que ses flèches. Elle obtiendra finalement ce qu'elle espérait de Thorgal, en profitant d'une amnésie temporaire de ce dernier. Lorsqu'il s'éveillera, il sera devenu Shaïgan-sans-merci, cruel seigneur pirate régnant aux côtés de « sa femme ». Mais, l'illusion ne durera guère ! Kriss, furieuse et blessée dans son amour-propre ne réussira pas à prendre le contrôle des pirates. Elle sera vendue comme esclave dans une mine où, à force de cruauté, elle passera du rang de victime à celui de bourreau. Ses retrouvailles avec nos héros s'accompagneront d'une révélation de taille : elle est à présent mère d'un petit Aniel qu'elle a conçu avec Thorgal durant l'amnésie de celui-ci. Néanmoins, elle aura clairement changé, au point de se sacrifier pour donner une chance de fuite à ses compagnons d'infortune et pour que vive son fils. Une fin aussi ambiguë que sa vie, qui fera dire à Thorgal que « sa disparition laisse un vide étrange ». Epitaphe ? C'est maintenant à Freyja d'en décider... Les Mondes de Thorgal Loin d'être un one-shot sans lendemain, Kriss de Valnor est la première partie émergée de l'iceberg colossal que sera Les Mondes Thorgal.
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage. Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur périple ? Après "Le Rapport de Brodeck", Manu Larcenet adapte de nouveau une oeuvre majeure de la littérature. Couronné par le prix Pulitzer en 2007, "La Route" de Cormac McCarthy, a connu un grand succès et a été adaptée au cinéma en 2009 avec Viggo Mortensen dans le rôle principal.