

« Avant nos parents étaient fiers d’être ouvriers »Quelque part en Italie, une usine va fermer. Depuis que la grève a débuté, les salariés se relaient dans le froid, les visages tendus devant les grilles fermées de l’usine. Des quartiers, des centaines de familles, des voisins… tout un monde se trouve menacé par le plan de délocalisation d’une multinationale. Parmi ces gens, il y a Hannibal, un vieux syndicaliste qui n’accepte pas la capitulation ; son fils Fabio, désabusé, pour qui plus rien n’a de sens ; Chiara, l’ex-petite amie de Fabio, désormais en couple avec un carabinier, qui travaille dans les services sociaux pour les migrants ; Mirco, l’ouvrier qui tente de parler de cette réalité à travers ses bandes dessinées de fantasy ; et quelques autres… Tandis que les médias se succèdent devant l’usine, le ton monte. Les discussions houleuses qui naissent de cette dramatique réalité actuelle se poursuivent jusque dans les foyers, où chacun tente de trouver une issue à la crise qui se joue. Et au milieu de cette crise… un révolver, un corps gisant dans le fossé au bord d’une route, un braquage minable et des rêves qui partent en fumée.Comédie dramatique italienne, douce-amère, Les ennemis du peuple n’est pas sans rappeler le travail de Ken Loach sur la classe ouvrière anglaise. Emiliano Pagani, ancien ouvrier lui-même, porte un regard affectueux et sans concession, sur une classe sociale qui a perdu espoir, incapable de faire front commun, comme un reflet de l’individualisme de la Société. Avec le talentueux Vincenzo Bizzarri, ils insufflent de la vie à une galerie de personnages incarnés avec justesse. Un album authentique, plein d’émotion et d’humanité où la désillusion le dispute à l’espoir…
En 1943, la guerre est perdue pour l'Italie. Les libérateurs américains débarquent en Sicile et en Calabre, et les voleurs, les "pires ennemis de l'Italie", sillonnent la péninsule. Un soldat italien, Calusia, charge une énorme caisse sur le dos de son âne. Que contient cette caisse ? Mystère. De quoi manger, en ces temps de misère ? Il prétend que non. Ce que l'on sait, c'est qu'il doit livrer la caisse au palais Pignatelli, à Naples, puis rentrer chez lui, à Bergame, plus loin dans le Nord. Un long périple, au cours duquel Calusia fera de nombreuses rencontres, dangereuses ou cocasses, intrigantes ou émouvantes. À commencer par celle de Concetta, une jeune fille délurée, qui s'est échappée de l'orphelinat... Délibérément tourné vers le grotesque et le merveilleux, évitant tout effet de réalisme brut, les deux auteurs retrouvent la liberté de ton des films italiens capables d'aborder dans un même élan l'enfance et la mort, l'innocence et la cruauté, le grotesque et la beauté, la vulgarité et la spiritualité...
Les turbulents Rosa et Marino sont les enfants jumeaux de l’un des plus grands chefs étoilés au monde, Gustavo Sapori. Il a disparu depuis de nombreuses années, après avoir dérobé une importante somme d’argent à un parrain de la mafia napolitaine dont il était le cuisinier privé. Les jumeaux, placés sous le régime de protection des témoins, décident de récupérer le ricettario de leur père, oublié dans la villa du boss. Ce livre de cuisine doit leur permettre de saisir la chance de leur vie car ils briguent une place de chef au sein de « L’International », un restaurant gastronomique parisien de haut vol. Ce roman graphique est aussi un recueil de recettes, un guide de voyage culinaire en Italie. A lire jusqu’à la dernière page.