

En 1943, la guerre est perdue pour l'Italie. Les libérateurs américains débarquent en Sicile et en Calabre, et les voleurs, les "pires ennemis de l'Italie", sillonnent la péninsule. Un soldat italien, Calusia, charge une énorme caisse sur le dos de son âne. Que contient cette caisse ? Mystère. De quoi manger, en ces temps de misère ? Il prétend que non. Ce que l'on sait, c'est qu'il doit livrer la caisse au palais Pignatelli, à Naples, puis rentrer chez lui, à Bergame, plus loin dans le Nord. Un long périple, au cours duquel Calusia fera de nombreuses rencontres, dangereuses ou cocasses, intrigantes ou émouvantes. À commencer par celle de Concetta, une jeune fille délurée, qui s'est échappée de l'orphelinat... Délibérément tourné vers le grotesque et le merveilleux, évitant tout effet de réalisme brut, les deux auteurs retrouvent la liberté de ton des films italiens capables d'aborder dans un même élan l'enfance et la mort, l'innocence et la cruauté, le grotesque et la beauté, la vulgarité et la spiritualité...
En 1868, dans la province qui s'étend entre Rome et Naples, un groupe de brigands planifie une embuscade contre l'armée piémontaise, qui régit d'une main de fer toute l'Italie depuis que Garibaldi a initié le Risorgimento, l'unification nationale italienne. À sa tête : Francesco Guerra, ancien soldat entré en rébellion contre ce nouvel État qui assomme le peuple de taxes ; et sa compagne, la troublante Michelina di Cesare, qui a réussi l'exploit d'unifier les ciociari, ces fermiers-brigands vivant dans le maquis. D'un sang-froid à toute épreuve, Michelina abat froidement les soldats pris en embuscade. Mais d'où lui vient cette haine farouche?? Serait-elle, comme dans les histoires que raconte son frère Nino, une janara, figure folklorique à mi-chemin entre harpie et sorcière?? La Fleur au fusil est l'histoire vraie de cette pasionaria italienne, autrice de nombreux vols, enlèvements et attaques à mains armées contre l'armée et l'État. Héroïne défenseure du peuple ou criminelle aux stratagèmes élaborés?? C'est au lecteur d'en juger. Dans un style inspiré des westerns en Technicolor de John Ford et Sam Peckinpah, ce one-shot écrit par Cédric Mayen et superbement mis en images par Cristiano Crescenzi nous raconte la vie et le destin tragique d'une femme rebelle, féministe avant l'heure.
Plusieurs catastrophes naturelles frappent l'ensemble de la péninsule italienne. Naples est la seule ville indemne, épargnée par le Vésuve qui ne s'est pas réveillé. Mise aux enchères par l'UNESCO dans le but de préserver son patrimoine artistique et culturel, elle est achetée par une entreprise sino-cubaine de télécommunications, Rojaxing. Le fer de lance de Rojaxing est le LifePhone, un dispositif universel dont tous les habitants sont équipés, devenu indispensable pour interagir avec le monde extérieur. De nombreuses applications et mises à jour payantes sont disponibles, toutes inabordables pour Tommi, qui rêve d'être un Gardien, responsable de la sécurité urbaine. Frustré de ne pouvoir que rêver, Tommi décide de rejoindre un marché clandestin, reclus et caché de Rojaxing. Une fois sur place, il se fait enlever par Maria, une jeune fille en cavale recherchée par les Gardes Rouges. Elle lui révèle que Rojaxing souhaite revendre la ville à cause d'une éruption imminente du volcan. Tous deux décident alors de collaborer pour percer à jour la corruption de l'entreprise la plus fructueuse du pays. Sauront-ils garder le cap de leur objectif ?