

Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : « les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail ». Mattéo et son ami Paulin « en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n'était pas que dans les chaix ». Quant à Juliette, l'amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l'âge de trois ans, elle est considérée par « eux » comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n'avait pas envie d'être charitable » pensait qu'elle « faisait juste partie des meubles ». En août 1914, quand éclate la guerre, cette « saleté de chien d'aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses », le destin de Mattéo bascule. Fils d'un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu'il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l'arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l'aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n'être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers.
Le quotidien belge « Le Soir » se veut particulièrement proche de la bande dessinée. Après des albums inédits de Gaston et de Tintin en format italien qui se trouvent aujourd’hui être de véritables petits bijoux de collection. C’est au tour des célèbres célibataires britanniques « Blake et Mortimer » de faire l’objet d’un tirage particulier à l’occasion de la sortie du ''Sanctuaire du Gondwana'' dernier né du tandem Sente/Juillard. Les Sarcophages de l'empereur Açoka Dans le cadre du 50e anniversaire de l'Expo 58, Yves Sente et André Juillard ont réservé une autre surprise aux lecteurs du Soir avec Les Sarcophages d'Açoka, un collector de 128 pages reprenant une version alternative de la saga . Les deux tomes des ''Sarcophages du 6e continent'' et le nouvel épisode du ''Sanctuaire du Gondwana'' ont été, en partie, réécrits et redessinés dans un format carré inédit. 111 pages de bande dessinée, augmentées d'un dossier sur l'imagerie de l'Expo 58. Des photos rares des Archives du Soir éclairent la fidélité des cases d'André Juillard à la tradition jacobsienne de l'authenticité du détail. Aux travers de découvertes scientifiques, les enjeux stratégiques, les discours sur le progrès ou la décolonisation entendus à l'Exposition universelle sous l’œil bien veillant de l’Atomium, le scénario d'Yves Sente dévoile, au-delà d'une créativité remarquable, combien la fiction tire sa force narrative du réalisme documentaire. Cet ouvrage exceptionnel à tirage limité et numéroté est disponible chez votre marchand de journaux au prix de 14,99 €, remis en échange d’un bon découpé dans « Le Soir » du 28 mars 2008.
Les heures sombres de notre Histoire dépeintes par Nury et Vallée sans fards ni parti pris, en édition limitée ! Il était une fois en France conte l'histoire de JOSEPH JOANOVICI, juif roumain devenu l'homme le plus riche de France pendant l'occupation. Ferrailleur, collabo, résistant, il fut pour certain un criminel, pour d'autres un héros. C'est le cheminement de ce personnage ambigu baptisé le "roi de Paris" par ceux qui ont croisé sa route, que relate avec justesse cette saga au thème délicat. "Monsieur JOSEPH" se confie sur son lit de mort aux côtés de LUCIE-FER, celle qui fut sa plus fidèle compagne. Intelligence avec l'ennemi, corruption de fonctionnaires, contrebande, enrichissement personnel et même meurtre seront reprochés à la Libération à celui qui possédait pendant l'occupation un appartement en plein coeur de la préfecture de police. Portant fièrement la rosette de la résistance, JOSEPH reçoit les plus huppés du Tout-Paris, alors que de sombres nuages annoncent la fin de son règne...