

Juillet 1918. Le lieutenant Marceau Lafougère est à la recherche de son régiment d'infanterie, à proximité du village de Cramaille, en Picardie. À la veille de la deuxième bataille de la Marne, cet instituteur dans le civil arrive dans un village déserté, pousse la porte d'une école abandonnée et se retrouve au milieu des cahiers et des livres laissés là comme en plein milieu d'une leçon. Seul, épuisé par une longue marche et bouleversé de se retrouver après si longtemps dans une salle de classe qui ressemble à celle où il enseignait avant la guerre, le jeune soldat ouvre sa sacoche et en sort des photos, des lettres et ses cahiers d'aspirant officier. Dans les pages de ces carnets sont détaillés, de sa belle écriture d'instituteur, à la manière d'une « leçon de choses », le fonctionnement et la manipulation des armes qu'il a dû utiliser au cours de ces quatre dernières années...
<div style="text-align: justify;">Camille fête ses 40 ans : seize ans déjà depuis le décès de sa mère. Qui était-elle au même âge ? Et à 30 ans ? Qui était-elle, avant l’alcool ?Dans ce roman graphique, Camilla Gallapia revient sur l’histoire de sa mère, de sa naissance à Marrakech à son installation dans l’Oise, en passant par la rencontre avec le père de ses enfants. Comment l’alcool s’est-il infiltré dans sa vie ? Comment a-t-elle essayé de s’en sortir ?Camilla raconte aussi le poids de ce secret sur son enfance et la honte qui l’accompagnait au quotidien, ainsi que ses vaines tentatives pour encourager sa mère à soigner son alcoolisme.Avec ce récit fort et poignant auquel beaucoup s’identifieront, Camilla Gallapia a à coeur d’aider celles et ceux qui ont été touchés par l’alcoolisme d’un ou d’une proche, et de leur montrer qu’il est possible de se libérer d’une histoire qui n’est pas la leur.</div>
En 2006, deux soeurs aident leur mère à mourir. A sa demande, elles donnent la mort à celle qui leur a donné la vie. Après Dans le même Bâteau, Zelba signe un roman graphique bouleversant et lumineux sur cet acte vertigineux. Elle évoque le moment, à la fois intime et universel, de la perte d'un être cher. Il aura fallu 13 ans à Zelba pour raconter cette histoire, croiser ses souvenirs avec ceux de sa soeur, changer certains noms et romancer en partie. Elle aborde de front l'euthanasie, ou la mort assistée, sujet qui suscite des débats contradictoires en Europe. Forte de son expérience, elle milite pour que chaque personne puisse choisir, le moment venu, de mourir comme elle l'entend. A quel moment les soins palliatifs se transforment en acharnement thérapeutique ? Combien de temps peut-on décemment prolonger l'agonie ? Peut-on décider de mourir ? L'euthanasie, ou la mort assistée, est une question délicate à laquelle les pays d'Europe répondent de manière très différente. C'est en tout cas un sujet sensible qui parle à tout le monde. Le jour de la mort de Vincent Lambert, le 11 juillet 2019, Zelba décide de raconter les derniers instants de la vie de sa mère et dans quelles circonstances sa soeur et elle ont accepté de l'assister à mourir. Cette histoire, Zelba la porte en elle depuis 13 ans et avait tenté plusieurs fois de la raconter avant de renoncer. Ce jour-là, elle comprend qu'il est temps de témoigner et partager cette expérience douloureuse et universelle.