Résumé de l'album
«Je dis en plaisantant que la manga est mon épouse et le dessin animé ma maîtresse.»





«Je dis en plaisantant que la manga est mon épouse et le dessin animé ma maîtresse.»
Un accident de la route comme possibilité, au-delà de la mort, de dire enfin aux membres de sa famille, ces « proches si lointains », tout ce qu’on aurait dû leur confier au lieu de laisser la vie nous emprisonner dans un rôle. Sur un schéma narratif voisin de celui de Quartier lointain, avec un point de départ fantastique et un traitement résolument réaliste, Jirô Taniguchi explore avec la délicatesse qu’on lui connait les thèmes de la famille et de l’amour, que l’on est souvent trop maladroit pour transmettre et trop égoïste pour recevoir.
Shuna, prince d’une contrée pauvre, regarde, impuissant, ses sujets souffrir de la faim et se tuer à la tâche. Comment faire pousser les céréales que leur terre, stérile, leur refuse ? Un beau jour, un voyageur évoque une graine dorée miraculeuse, qui fait onduler les plaines en longues vagues fertiles. Elle proviendrait d’un pays lointain, à l’Ouest, peuplé d’esprits hostiles à l’homme – dont nul n’est jamais revenu. En dépit des soupirs des anciens et des larmes de son père, Shuna se lance vers cet Eldorado sur son fidèle yakkuru, dans l’espoir d’y trouver de quoi sauver son peuple. En chemin, il libère une jeune esclave, Thea, et sa petite soeur, retenues prisonnières par des trafiquants d’hommes. Poursuivi par leurs ennemis, Shuna confie les deux filles à son yakkuru, qui file avec elles vers le Nord tandis qu’il continue seul, à pied, vers l’Ouest. Quand il atteint enfin la terre des êtres divins, ce qu’il y voit le changera à jamais. Thea reverra-t-elle Shuna ? Et le jeune prince au cœur d’or ramènera-t-il la précieuse céréale ?
Qui prend encore le temps, aujourd'hui, de grimper à un arbre, en pleine ville ? D'observer les oiseaux, ou de jouer dans les flaques d'eau après la pluie ? D'aller jusqu'à la mer pour lui rendre un coquillage dont on ne sait comment il est arrivé chez soi ? L'homme qui marche, que l'on apprend à connaitre à travers ses balades, souvent muettes et solitaires, rencontre parfois un autre promeneur avec qui partager, en silence, le bonheur de déambuler au hasard. Cette réédition de L’Homme qui marche, premier livre de Jirô Taniguchi jamais paru en langue française, a été réalisée pour célébrer le vingtième anniversaire de sa publication chez Casterman. Elle a fait l’objet d’une nouvelle traduction et d’une nouvelle adaptation graphique. Elle comporte en outre, pour la première fois, toutes les pages couleurs de la version originale et est augmentée de récits inédits.