

En 1967, Ken'ichi, 11 ans, orphelin de père, passe l'été dans la ville de province de Tottori, en compagnie de sa petite soeur et de ses grands-parents. La mère de Ken'ichi vient d'être hospitalisée pour une maladie grave. Alors qu'il erre dans les ruines du château perché sur la montagne, Ken'ichi rentre en contact avec une salamandre captive du vivarium de la ville qui lui propose un marché.
Kenji est un commerçant lambda qui a repris le magasin familial. La police vient un jour l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice est un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas particulièrement concerné, jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement. Une série qui n'est plus à présenter ! Ce thriller passionnant s'est vu décerner le prix des éditions Kodansha, fait rarissime puisqu'il était publié par un autre éditeur. En France, le manga de Naoki Urasawa a reçu le prix du meilleur scénario Angoulême 2004 et a été couronné d'un Japan Expo Awards en 2008. Cette nouvelle édition bénéficie de pages couleur et d'une traduction revue.
Une ville de province banale, un collège banal, un quotidien banal. Takao, élève moyen et timide, se sent enfermé dans ce monde étroit. Il n'a qu'une échappatoire : la lecture. Il est surtout fasciné par l'étrangeté des Fleurs du mal de Baudelaire. Ce recueil est devenu son livre de chevet, tout autant que son moyen de se différencier dans un monde gris où tout le monde se ressemble. Il existe pourtant un élément de surprise incontrôlable dans son univers : Sawa, assise derrière lui en classe, refuse toute autorité en bloc. «Cafards !», «Larves !» : elle ne rate pas une occasion d'exprimer sa haine et son mépris, même envers ses professeurs. Crainte de tous, elle est l'élément déviant de la classe. Mais Takao préfère se concentrer sur la populaire Nanako. Il ne lui a jamais parlé et se contente de la regarder de loin. Alors quand il trouve abandonnés dans la salle de classe les vêtements de sport de l'objet de ses fantasmes, il ne peut s'empêcher de les ramasser... et de s'enfuir en les emportant, sur un coup de tête ! Pas de chance pour lui, Sawa l'a surpris en plein forfait... Avec un grand sourire, elle commence à le faire chanter : s'il ne veut pas qu'elle le dénonce, il doit obéir à ses ordres, même les plus fous ! Tout comme le recueil de Baudelaire en son temps, Les Fleurs du mal brise tous les tabous. Ici, la déviance n'est plus un vice, et un souffle libérateur traverse cette oeuvre hors norme. Acclamée au Japon, elle a eu l'honneur d'être adaptée non seulement en série animée, mais aussi en pièce de théâtre. Après tout, qui n'a jamais rêvé de dépasser les frontières de la normalité ?