

Situé au début des années 80, dans la banlieue d'Akron, une ville de la Rust Belt frappée par la crise économique, Punk Rock et mobile-homes est une comédie déjantée dans le milieu de la musique punk, et une version trash des teenage movies de John Hughes. Le personnage principal, Otto Pizcok, est en terminale et vit dans le parc de mobile-homes appartenant à son grand-oncle. Gros balèze féru du Seigneur des Anneaux à la personnalité un peu borderline, il est à la fois admiré et incompris de ses camarades de classe. Grand fan de musique punk, il fréquente assidûment la principale salle de concerts punk d'Akron. Grâce à son impressionnant aplomb, il parvient à se débarrasser de son image de nerd pour devenir le guide/roadie de sommités du Punk telles que Joe Strummer ou les Ramones...
Le destin brisé d’un prodige du jazzÉtats-Unis. Jazzman oublié de l’Histoire, Clifford Hickman fut un véritable prodige de la musique ; une étoile filante sur la scène des années 1950. Sa vie, marquée par la misère et la drogue, ne l’empêche pas de toucher son rêve du bout des doigts avant de sombrer et de passer par la case prison. Orphelin à 11 ans, il s’embarque pour une longue traversée des États-Unis en train pour fuir une enfance douloureuse, la violence et la maison de redressement. Pendant ces 10 années sur la route, le jeune Clifford vit comme un vagabond et apprend à jouer de presque tous les instruments. Il a 20 ans quand il arrive à La Nouvelle-Orléans. Nous sommes en 1947 et dans cette ville en pleine ébullition, la chance lui sourit enfin. Car le jeune homme n'a qu’un rêve, faire carrière et passer à la radio. Quand il rencontre Jamila Harris, une chanteuse à la voix suave, les portes des clubs s’ouvrent enfin. Pour la première fois, l’enfant de Harlem entre dans la lumière ! La rue semble derrière lui. Il se produit sur scène presque tous les soirs et côtoie John Coltrane, Sonny Rollins, Regina Marbury ou encore Charlie Parker. Mais la gloire sera de courte durée… Les ventes de son premier disque ne décollent pas. Cliff voit bientôt son rêve s’éloigner. Ses relations avec Jamila se dégradent et ses démons le rattrapent… À Los Angeles, c’est le début d’une véritable descente aux enfers. Évoquant le destin fictif d’une figure oubliée du jazz, ce premier roman graphique de Valsecchi et Rosanna livrent une grande fresque musicale dans une Amérique en pleine effervescence. Entre rêves déchus et destin brisé, le duo italien nous offre une réflexion sur le poids des ambitions et l’amour de la musique.
A treize ans, je n'avais pas de futur. Du moins c'est ce que me disaient mes idoles punks... Mais le futur est arrivé : En 1980, the Clash a sorti Sandinista!, l'album mythique de son virage artistique et politique. Adulé ou détesté, ce triple album clivant et foutraque est resté dans l'histoire du rock comme le disque d'un groupe qui voulait être autre chose qu'une éternelle bande de branleurs. En plongeant quarante ans plus tard dans mes cahiers d'adolescent et dans le livre enquête de Vincent Brunner, j'ai essayé de comprendre pourquoi j'avais toujours pensé que ce disque avait changé ma vie. Peut-être que je n'aurais jamais fait de BD liées au rock si je n'avais pas voulu moi aussi, intuitivement, être autre chose... et peut-être qu'il est grand temps de donner la parole aux femmes à notre sujet. Car ni the Clash ni moi n'aurions beaucoup évolué sans elles. Avec Sandiniste! se clôt une trilogie sur les masculinités questionnées par la musique et la BD, au moins temporairement...