

Qui est le maître ? Qui manipule l’un et qui dresse l’autre ? Rémy Cattelain a eu beau tourner ces questions en dessins, force est de constater qu’il n’a pas trouvé les réponses.Alors en vous délectant des facéties imaginées par cet ami des bêtes, vous aurez sans doute une idée pour vous forger une opinion et peut-être même lui donner une explication.Mais on vous prévient : rien n’est moins sûr. Ah si, on est au moins certains d’une chose : vous allez rire !
Ruby est une jeune fille imaginative et enthousiaste… Elle nous invite à visiter son salon de toilettage / bien-être / médecine douce / onglerie pour animaux — véritable arche de Noé new age 2.0. Avec sa start-up farfelue et un peu too much, elle aspire, avec une naïveté touchante, à un monde meilleur. Avec son dessin tout rond et bien frais, Mona Granjon nous immerge dans un univers foufou où règne une absolue bienveillance. Pourtant, à la fin du récit, le microcosme tout doux de Ruby se confronte à la dure réalité du monde moderne. Mais qu’à cela ne tienne : le positivisme et l’énergie de Ruby et de son attachante tribu l’emporteront sur les idées noires !
Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.