

Madrid, hiver 1956. La dictature fasciste contrôle les médias et entretient le mirage d'une nation idyllique. Deux journalistes spécialistes des faits divers, le vétéran espagnol désabusé Sanz et le jeune et intrépide Français Léon Lenoir, vont unir leurs forces pour révéler les crimes les plus sordides que veut masquer le régime. Confronté à une vague de meurtres inexpliqués, le duo va s'efforcer de percer le secret de ces morts, dont l'origine se trouve dans un passé cruel. Sous le trait et les couleurs délicats de Teresa Valero, leur enquête minutieuse et passionnante nous entraîne dans une plongée vertigineuse au cœur d'une époque et d'une société aussi sombres et violentes que chargées d'espoir. Le premier volet d'un thriller palpitant sur fond historique, qui se lit comme un très grand roman noir.
À New York, le capitaine Francis Blake doit prononcer à l'ONU un discours en faveur de la paix devant huit cents délégués venus du monde entier. Au même moment, dans la section des antiquités égyptiennes du Metropolitan Museum, un homme vandalise la stèle d'Horus avant d'être arrêté par la police. Francis Blake et Philip Mortimer, informés de l'incident par le FBI, connaissent bien cet homme. Il s'agit d'un certain Olrik. Mais celui-ci, plongé dans un état catatonique, a perdu la mémoire. Alors que nous sommes à la veille de l'ouverture de la conférence pour la paix, Blake et Mortimer mènent l'enquête. Le temps presse, car tout incite à penser qu'une grave menace pèse sur l'ONU... Admirateur de l'univers de Jacobs, Floc'h allie sa passion de la « ligne claire » à sa maîtrise de la couleur pour s'approprier avec maestria ces personnages mythiques, qui visitent New York pour la première fois. José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental signent pour lui un scénario sur-mesure.
Blacksad est une série culte qui met en scène un chat détective dans un univers anthropomorphique. Déjà riche de 6 tomes, Blacksad se déroule dans les États-Unis des années 1950, dans une ambiance qui évoque le roman noir de la littérature américaine. Transfigurée par le dessin et les couleurs sublimes de Juanjo Guarnido, d'une maestria époustouflante, Blacksad trouve également sa force dans la qualité de ses histoires, finement ciselées par Juan Diaz Canales. Le polar a sa griffe !