

L'ennemi est aux portes de la cité d'Ur. Bientôt, la ville sera mise à sac et disparaîtra des mémoires. Les heures sont comptées : ce petit groupe de citoyens doit prendre la fuite et protéger quelques braises du feu sacré ; partir, portés par le fol espoir de rejoindre la mythique Agartha, où pourra renaître le foyer d'Ur. Le périlleux voyage pourrait durer des années : les haruspices de Tharsis les laisseront-ils passer ? Y a-t-il encore des spirites en Lémuria ? Agartha existe-telle seulement ? Qu'importe, la flamme d'Ur vacille, alors les exilés poursuivent leur chemin à travers tempêtes, cols enneigés et marais saumâtres. Après Hélios (ed.2024, 2016), et Boule de feu (avec Anouk Ricard, ed.2024, 2019) Étienne Chaize reprend son bâton de pèlerin, pour conter l'histoire d'un groupe luttant pour sa survie dans des paysages immenses et fascinants. C'est une lumière, cette fois, qui guide le cortège ; c'est aussi la lumière qui sublime les images époustouflantes d'Étienne Chaize. Il construit au crayon de bois des compositions d'une maitrise technique rare, pour faire d'Ether un livre qui se contemple autant qu'il se lit. Dessinateur magnétique, démiurge habité par un souffle épique : encore une fois, Étienne Chaize impressionne avec un livre qui relève du miracle.
Adam ! La première information qui lui soit donnée lorsqu'il reprend conscience est un prénom. Son prénom ? Il tente de s'exprimer mais personne ne l'entend. Et qui sont ces gens ? Des médecins, des policiers, son épouse ? Dans ce noir intense, son esprit s'endort et se réveille à intervalle... régulier ? Une image floue se forme à l'évocation d'un mot : l'Eclipse. Il faut qu'elle se précise encore...
Dans ce petit livre, qui a donné lieu à une pièce de théâtre et à un court métrage, Lewis Trondheim multiplie les rebondissements avec une aisance inégalée. Le scénario le plus rocambolesque qui soit en 24 pages.