

Dis, maman, est-ce que tu m’aimes ? Quand l’amour maternel devient un poisonMère de 3 enfants, Alix mène une vie plutôt épanouie aux côtés d’un époux aimant et d’amis fidèles. Un jour, au détour d’une conversation, sa mère assène une de ces remarques désobligeantes, dont elle seule a le secret. Mais cette fois, c’est la fille d’Alix qui en est la cible. C’en est trop pour elle. Soudain, toutes les années de souffrances enfouies, les humiliations et les mauvais traitements subis durant l’enfance refont surface. Pourquoi cette femme lui rend-elle la vie impossible ? Les constantes critiques et le manque de considération de la part de cette mère énergivore vont pousser Alix à s’interroger… D’après les spécialistes, 20 % de la population aurait grandi aux côtés d’un parent « toxique ». Commence alors, pour Alix, un long chemin. Sa douloureuse prise de conscience pour briser l’emprise et défaire ses liens va la mettre à rude épreuve. Face à l’adversité et aux désillusions, Alix sent bientôt une boule grossir au fond de sa gorge ; une boule qui l’entrave et qui brûle comme une envie de reprendre le contrôle sur sa vie et de crier tout haut son indépendance… Sophie Adriansen nous livre un récit foudroyant, à la fois drôle et terrible qui décortique le mécanisme insidieux de l’emprise. Le trait expressif de Mlle Caroline illustre le vertige que cette silhouette maternelle, inquiétante et anonyme inspire. Un témoignage libérateur à la mise en scène subtile qui aborde, sans fard, un sujet d’actualité lourd de sens.
1916, quelque part sur le front de l'Est, entre Pologne et Russie, trois orphelins sont les seuls survivants dans un orphelinat. Derrière le portail, tout n'est plus que dévastation, ruines et décomposition. Ils n'ont qu'un seul moyen de survie : attirer, tuer et manger les soldats blessés cherchant un endroit où s'abriter. Un des enfants ne peut plus supporter ce semblant de vie. Il découvre de nouveaux amis ? les seuls ? ? dans les magnifiques poupées victoriennes qui peuplent les étagères d'une des pièces vides de l'orphelinat. Les poupées acceptent de l'aider à une seule condition : qu'il leur donne des yeux pour remplir leurs orbites vides...