





Quand la puissance romanesque de Laurent Gaudé rencontre le trait libre de David Prudhomme. L'histoire du Négus, cet homme qui crut entendre chevaucher Frédéric II dans le royaume des Enfers. Une histoire de transmission, de rêves et de luttes - contre la bêtise des hommes.
Voici une compilation de dessins réalisés à l’hôpital militaire Percy à Clamart. J’y ai séjourné plusieurs semaines pour une opération du genou et plus tard pour ma rééducation. C’est en tant que dessinateur et patient civil de cet hôpital militaire que je me suis amusé à exécuter un dessin humoristique différent chaque jour sur le tableau de ma chambre pour amuser le personnel et mes voisins de chambre.
Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.