

Merel, âgée d'une quarantaine d'années, est une femme libre vivant sans mari ni enfants. Partageant son quotidien entre l'élevage de canards, le club de football local et l'écriture, elle mène une vie d'harmonie et d'amitiés. Mais tout se dérègle lors d'une soirée au cours de laquelle elle fait une blague sur la sexualité du mari de l'une de ses voisines. Une blague qui va faire courir le bruit que Merel couche avec tous les hommes de son petit village de Flandre... L'ensemble de la communauté va dès lors se liguer contre elle, faisant de sa vie un enfer... Clara Lodewick, jeune autrice flamande, propose ici un premier album plein de maturité graphique et scénaristique, une peinture sociale de la ruralité flamande à la fois juste et rare. Son ton et son dessin en couleurs directes vous rendront ses personnages immédiatement proches !
Inaki Zubizarreta, ancien basketteur au physique impressionnant, a subi la violence du harcèlement au cours de sa scolarité. Ni sa taille ni sa force physique ne lui ont été utiles contre la meute de tyrans qui l'ont amené au bord du suicide." Ce roman graphique est basé sur des faits réels, tirés de ma propre expérience. Je tiens à remercier les lecteurs. En choisissant de livre, vous contribuez à donner la visibilité indispensable à un problème qui se pose bien au-delà de la spère scolaire, jusque dans la famille, les relations personnelles et sociales. ".
S’émanciper des traumas de l’enfance : le récit d’une reconstructionÀ l’heure où l’on apprend à lire, Lauriane et ses camarades de CP ont appris à se taire. Jusqu’à ce que la vérité éclate et que sa petite sœur et ses camarades accusent leur maître d’école. Celui-ci est reconnu coupable de violences sexuelles et condamné par la justice.Des années après les faits, Lauriane ouvre la boîte noire de sa mémoire et retourne dans la cour d’école. Elle entrevoit l’hypocrisie de certains adultes et revient sur le chaos de son adolescence, lorsque tout remonte à la surface. Pour chasser les fantômes, elle nous entraîne sur le chemin d’une reconstruction possible. Sous nos yeux, la jeune adulte cherche à s’émanciper de l’enfant en mettant en scène un dialogue bienveillant entre la petite fille qu’elle était et la femme indépendante qu’elle est devenue. Son combat passe par la libération, maladroite et drôle, de « sa » parole et la réappropriation de son corps. Elle crie la colère qui la submerge, remet en question toute forme d’autorité et secoue les branches des tabous qui la cernent, résignée à ne plus jamais se laisser tomber.Car oui, on peut apprendre, grandir, s’aimer et aimer, et devenir le parent - un peu anxieux mais avisé - d’une petite fille qui, à son tour prendra le chemin de l’école. Aujourd’hui, Lauriane est devenue elle-même professeure.