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Critiques
par Rémi I. - le 12/10/2021
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par Rémi I. - le 12/10/2021

Butterfly beast, courtisane ou shinobi ?

1635, Edo. Après l’unification du Japon, le métier de shinobi devint rare et changea de perspective. De nombreux ninjas désœuvrés s’embourbèrent dans la criminalité.

Ancienne kinoichi*, Ochô est à présent courtisane au quartier des plaisirs de Yoshiwara. Sous couverture, ce métier lui sert en réalité à traquer ceux qui sortent du droit chemin pour leur régler leur compte.

Les œuvres sombres et violentes qui tranchent à tout bout de champ de Yuka Nagate sont adoubées par de grands noms comme Tetsuo Hara et Buronson (avec lesquels elle a collaboré). Si la testostérone coule à flots dans ses pages, ce sont souvent les femmes qui sont les héroïnes et détiennent le pouvoir.

Dans cette série dans laquelle on retrouve le principe d’autojustice qui sert de terreau à Gift±, on sent une influence de Lady Snowblood, la vengeresse emblématique du duo Kazuo Koike et Kazuo Kamimura.

Au-delà de l’évidence thématique, l’impact principal est visuel, puisque la mangaka fait attention aux moindres détails et que ses planches très soignées sont d’une redoutable efficacité. Cependant, malgré la prouesse graphique et le plaisir de lecture, ces deux tomes sont répétitifs et ont une fin précipitée. Espérons que sa suite en 5 tomes (prévue en 2022 en France) comblera complètement nos attentes !



* Notes
Kinoichi est le terme japonais pour désigner une femme shinobi.
Pour rappel Shinobi est un synonyme de ninja mais ce terme est plus utilisé au Japon (à l’inverse de chez nous).

Butterfly beast de Yuka Nagate, Mangetsu
Sortie septembre 2021


Illustration principale : © 2012 Nagate Yuka & LEED Publishing co.
Traduction : Yohan Leclerc

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